À l’ère de l’exposition permanente de soi, l’artiste doit revendiquer le droit de ne pas tout dire, de ne pas tout montrer. Il n’a rien à cacher, mais il en va de sa liberté : seule la discrétion lui permet de s’affranchir des règles des algorithmes, des attentes du public et des exigences du marché. La création n’est ni un spectacle ni un produit culturel mais une pratique quotidienne.
Aujourd’hui, l’artiste n’a d’autre choix que d’assumer son indépendance comme une forme de militantisme.
Néanmoins, ce militantisme serait bien vain s’il ne s’inscrivait pas dans une lutte plus vaste. Partout dans le monde, appartenir à une minorité méprisée est une réalité douloureuse, marquée par la solitude et la vulnérabilité de celles et ceux qui vivent dans les marges. Parmi eux, rares sont ceux qui ont la possibilité de transformer cette fatalité en un territoire affranchi, lumineux et inventif. À ceux-ci d’occuper cet espace autrement qu’en simples privilégiés.
Pour un artiste, défendre les minorités, c’est d’abord leur offrir des miroirs dans lesquels elles puissent se reconnaître, fortes, belles, drôles et graves.
Teofil Moineau vit et travaille à Paris. Cours et ateliers, peinture, fresque, direction artistique, illustration, écriture… Son œuvre est plurielle et fluide. Commandes de particuliers, associations LGBT en quête de projets, établissement souhaitant faire réaliser une fresque, modèles : vos messages seront toujours lus avec attention et plaisir.
Rendez-vous

ON S’AIME, ON S’ÉPUISE, ON CONTINUE.
Rainbow Screen Festival 2026, Montpellier
Lecture publique / Coup de cœur du comité de lecture.
Trois monologues pour trois personnages militants : chacun porte son histoire personnelle, chacune invente sa manière de vivre et de définir son engagement. Dans ces trois voix, il y a de la fatigue, elles sont tour à tour drôles, en colère, fragiles… Rien de tout cela ne s’exclut, au contraire : c’est dans ce désordre que réside la vérité la plus nue de nos existences minoritaires.
On s’aime, on s’épuise, on continue deTeofil Moineau.
Rainbow Screen Festival (du 14 au 22 mars 2026)
Samedi 14 mars 2026, 14h30
La Barak, 10 rue de la Petite loge, Montpellier.
In an age of constant self-exposure, the artist must assert the right not to say everything, not to show everything. They have nothing to hide, but their freedom is at stake: only discretion allows them to break free from the rules of algorithms, the expectations of audiences, and the demands of the market. Creation is neither a spectacle nor a cultural product, but a daily practice.
Today, the artist has no choice but to embrace their independence as a form of activism.
Yet such activism would be in vain if it were not part of a broader struggle.
All over the world, belonging to a despised minority is a painful reality, marked by the loneliness and vulnerability of those who live on the margins. And among them, few have the opportunity to transform this fate into a liberated, luminous, and inventive territory. It is up to them to inhabit this space as something other than mere beneficiaries of privilege.
For an artist, defending minorities first and foremost means offering them mirrors in which they can recognize themselves — strong, beautiful, humorous, and profound.
Workshops, painting or murals, illustration, writing… The work of Teofil Moineau is plural and fluid. Individual, LGBT association seeking projects, model, institution dreaming of a mural: your messages will always be read with care. Teofil Moineau lives in Paris.